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Saint Laurent

la

Vernède

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HISTOIRE ABREGEE DU VILLAGE



Le nom du village apparaît pour la première fois, dans un écrit, en 1122 : " villa Sancti-Laurentii de Verneda " (Gallia Christiana VI). On le découvrira en 1314 sous : " Ecclesia de Sancto-Laurencio " (archives municipales de Nîmes). Il se nommera " Sanctus Laurencius de Verneda " en 1384 (dénombrement de la sénéchaussée) et puis Laurent de la Vernède en 1793 (archives départementales).


Au début du 13ème siècle, les premiers seigneurs connus de Saint-Laurent sont Brémond 1er, Raimond 1er et Elzias 1er, appartenant à la maison d'Uzès ; ils possèdent, à ce titre, la haute justice sur leurs sujets (droit de mort).

En 1360, Guillaume d'Uzès stipule la reconnaissance de la verrerie de Cogovèze située au nord du village sur la colline ; il se marie avec Jeanne Du Caylar de Sommières, issue d'une famille de gentilshommes -verriers.


Le Fort de " Saint-Laurent-la-Vernède " est édifié, à partir de juin 1445, par quelques familles importantes du village qui passent acte devant notaire en 1446. Des emplacements leurs sont alors " assignés " (réservés) suivant leur contribution à la construction des murailles ou " barris " (langue d'Oc). Ainsi ces familles purent bâtir des maisons à l'abri des guerres nombreuses au 15ème siècle (guerre de cent ans). Le quartier est appelé désormais " le quartier neuf " et il englobe dans ses murs la vieille chapelle romane du 12ème ou 13ème siècle, le cimetière et le four commun.

En 1465, Guillaume Bermond de Sommières devient l'unique seigneur de St Laurent, en achetant la seigneurie à Guillaume de Montfaucon. Afin d'éviter le déboisement intensif dû à son activité, la verrerie de Cogovèze est fermée en 1496.


L'église catholique fait aussi office de temple au 16ème et au 17ème et jusqu'à la révocation de l'Edit de Nantes. Elle accueille les protestants des villages avoisinants qui n'ont pas de lieu de culte (Pougnadoresse, Cavillargues..), et qui s'acheminent par le " chemin de Rosiers " qui est alors changé en " chemin des Huguenots ".

En 1677, la seigneurie passe de la famille De Rochemaure à la famille De Julien de Bagnols puis de De Julien à Joseph de Thomas en 1745. Celui-ci est primicier d'Avignon, ancien avocat et " seigneur de la Bastide d'Engras et Saint-Laurent-la-Vernède ". Il fait sa demeure dans le Fort de St Laurent celui de la Bastide étant inhabitable.

1746, marque le début d'un procès qui durera jusqu'à Révolution. Il oppose Joseph de Thomas à la communauté de Saint-Laurent-la-Vernède au sujet des bois communaux. Après 42 ans de procès, le 22 juillet 1788, l'affaire se termine par une transaction accordant au seigneur le quart de la coupe des bois.


La construction du clocher date du début du 19ème siècle comme l'atteste la cloche fondue à Marseille en 1818, par François Burdin, mais la base du clocher est certainement plus ancienne puisque que l 'on y trouve de nombreuses et vieilles marques sur les pierres…


L'église est agrandie au milieu du 19ème et surélevée, sa façade est avancée de 6 mètres. Cela a pour effet de condamner l'entrée nord du Fort, ce qui empêche l'air de circuler et les récoltes en charrettes d'êtres engrangées. Il est alors décidé, par compromis, d'aménager trois ouvertures ou " trouées " dans la muraille.

Le four communal est utilisé par les habitants jusqu'à la fin du 19ème siècle.


Saint-Laurent-la-Vernède est resté un village vivant parce que, situé dans une région touristique prés d'Uzès, il a su garder son caractère agricole.


Le Fort, miraculeusement conservé, reste le témoignage poignant d'un époque reculée et oubliée.

Décidément, Saint-Laurent-la-Vernède est un village bien attrayant.

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